Le public n’est pas une menace ToT#6

Le public n’est pas une menace, quand vous comprenez que nous avons besoin l’un de l’autre, et que nous pouvons apprendre mutuellement, votre peur de la scène disparaît.

Sebastian Junger, est un journaliste et écrivain américain, notamment auteur du best-seller En pleine tempête (The Perfect Storm: A True Story of Men Against the Sea), et de « Guerre ».  Ce dernier récit, d’un réalisme saisissant, est le fruit des séjours effectués par Sebastian Junger au sein d’une unité de combat de l’US Army.


Franchement, avant de lire cette phrase, je crois que je n’avais jamais regardé ce problème sous cet angle…

C’est vrai, s’il n’y a pas de spectateurs, il n’y a pas de spectacle, mais si l’auteur, l’acteur, n’est pas là, il n’y a pas de spectacle…

L’autre jour, j’étais invité à l’anniversaire d’un petit garçon de 6 ans pour faire un spectacle de magie. Je n’avais jamais fait ça avant. Ok, je fais un peu de magie pour moi et devant mes copains, mais je n’avais jamais eu un groupe de 10 gamins à divertir pendant 20 minutes…

Ca peut paraître débile, mais avant de commencer, j’aurais pu avoir le truc, mais je me suis fait confiance. Je me suis dit que de toutes façons, j’arrive manager mes équipes au travail, alors je vais bien pouvoir gérer 10 petits de 5/6 ans…

Je me suis aussi rappelé cette phrase : le public n’est pas une menace… Les petits ATTENDENT un magicien, ils veulent voir des tours. Je me disais, je connais certains tours,  je vais leur montrer les tours que je sais faire : c’est GAGNANT/GAGNANT !

J’ai aussi pris cette expérience comme un bon moyen de me préparé pour une scène ouverte en magie prévue au mois de Mars. Ca m’a permis de tester mes compétences en gestion du public, parce que croyez moi, les petits de 6 ans, sont pas toujours facile 😉

Au final, ça s’est très bien passé. Les petits étaient contents, j’ai rempli mon contrat et je me suis bien amusé! C’était que du bonheur. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ça, et ça m’a donné envie de continuer.

Le public n’est pas une menace

Si tu animes une formation, les personnes qui viennent sont là pour apprendre quelque chose que tu as à donner

Et c’est applicable partout !!!

Évidemment, si tu es Comédien, Auteur, si tu travailles avec des clients, que tu dois faire une présentation au travail ou plus généralement si tu dois intervenir en public.

Sur le WEB, Je me sens souvent bloqué quand je dois mettre quelque chose en ligne, ou quand je partage un truc que j’ai fait . Dès que je vois que j’ai un commentaire, j’ai peur que ce soit un « hater » qui vienne cracher son venin sur mon blog ou sur une de mes vidéos…

Je ne sais vraiment pas pourquoi et je vais travailler pour me débarrasser de ça, mais pour l’instant, j’ai peur de ça…

Attention, je ne suis pas du tout en train de dire que je n’apprécie pas les critiques, au contraire, si vous avez des suggestions, des conseils ou si vous avez noté des choses que je pourrais améliorer dans mes vidéos, dites le moi ! Je me remets en question en permanence et j’apprécie le fait qu’on me donne des pistes pour être meilleur.

On a besoin l’un de l’autre

En PNL, on dit souvent que l’erreur n’existe pas, il n’y a que du feedback.

Dans mes vidéos, je recherche et j’attends votre feedback.

J’ai envie de savoir ce que tu aimes beaucoup, j’ai besoin de savoir ce que tu aimes moins.

Comme ça, je peux te donner plus de ce que tu aimes et enlever ce que tu n’aimes pas.

J’avoue que j’ai plus de mal avec les personnes qui sont purement et simplement dans la destruction dont le but est de blesser et non de faire grandir la personne en lui suggérant des améliorations.

Mais si on y pense sous un autre angle, comme dans cette fabuleuse citation, le fameux « hater » qui a pris le temps (ou pas d’ailleurs) de regarder un artiste ou un créateur, il ne pourrait pas exister sans le contenu qu’il vient de critiquer…

C’est le contenu même qu’il vient de commenter, critiquer qui lui permet d’exister. Et tout laisse à penser que si ce n’était pas votre contenu qu’il était venu critiquer, il aurait craché sur le contenu d’un autre de la même façon.

Si on y pense, le succès peut aussi se mesurer au nombre de « haters » qu’on peut avoir! En général, plus on a de haters, plus cette personne est célébre ou a du succès.

Exemple extrême :

Donald Trump.

Je n’ai jamais vu quelqu’un s’en prendre autant plein la tronche pendant la campagne électorale américaine.

Tous les jours, on parlait de lui. A la télé, sur Facebook, tout le monde essayait de l’humilier.

Au final, le gars est élu président des Etats-Unis.

Même si je ne suis pas « PRO » Trump, je le trouve hyper impressionnant dans sa façon de balayer les critiques et d’hypnotiser les gens. Pour lui, c’est certain, le public n’est pas une menace, c’est un atout.

Personne ne fait un carton du jour au lendemain. Quand on commence, c’est normal de faire des erreurs, de ne pas être parfait. C’est pour ça Il faut apprendre à chaque fois, pour corriger les petits défauts (et les gros d’ailleurs) et commencer le plus tôt possible pour emmagasiner le plus d’expérience possible.

Je pense qu’il faut garder une remise en question permanente. Il faut savoir entendre les critiques qui sont fondées sans le prendre personnellement. Et je pense qu’il faut aussi savoir laisser passer les critiques justes méchantes…C’est une gymnastique pas facile, mais nécessaire à mon sens.

Soyez honnêtes et humble, ne prenez pas les choses trop personnellement et ne me croyez pas, essayez par vous même

Bandeau encadre Fin Article Yoann Hamon

Références

Tools of Titans (US)

https://goo.gl/YjR4In

Podcast : The Tim Ferriss Show (US)

https://goo.gl/4PG8b9

Sebastian Junger TED Talk

https://goo.gl/95bw3m

Alternative facts

https://goo.gl/VOXjIv

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